Pépiniéristes paysan.nes à Anderlecht — le trio PÉPI PÉPI
Trois parcours, une même boussole. On sème — un peu, beaucoup, passionnément, PÉPI PÉPI !
Ce qu'on cultive, et pourquoi
Ce qu'on cultive, ce sont des plantes pour les jardins qui foisonnent, pour les balcons, les terrasses de celles et ceux qui veulent manger ce qu'ils ont fait pousser. Des plantes potagères au sol. Des arbustes à baies à mi-hauteur. Des arbres et des essences endémiques en canopée. Et des vignes, des kiwis, des grimpantes qui tissent les strates entre elles et fabriquent de l'ombre, de l'humus, de la vie.
Un jardin qui bourdonne. Qui grimpe. Qui se nourrit lui-même — et demande de moins en moins d'effort pour donner de plus en plus. Nous rêvons d'implanter en Belgique des centaines de jardins en permaculture, en syntropie, pleins de vie !
Nos semences sont paysannes. Des variétés cultivées et transmises de main en main, sans jamais passer par le tiroir-caisse de l'industrie. Contrairement aux hybrides F1, elles se ressèment, s'adaptent à votre sol, à vos goûts, d'une année à l'autre. Pour l'autonomie, la robustesse et la biodiversité.
Tout pousse dans un terreau sans tourbe. Les tourbières mettent des millénaires à se former et stockent du carbone — les détruire pour faire du substrat de pépinière à Anderlecht, c'est absurde, non ? Nos mélanges s'appuient sur du compost et des substrats vivants qui nourrissent le sol.
Voici donc ce qu'on fait : cultiver du vivant à Bruxelles, pour les Bruxellois.es. Des plants qui ont une histoire et qui, on l'espère, raconteront aussi la vôtre.
Le trio
Alvina Lèche — la main verte
Alvina a grandi dans une grande ferme familiale près de Córdoba, en Argentine. Les animaux, les céréales, le rythme des saisons — c'était son décor d'enfance. Puis elle est devenue biologiste, et a passé six ans à étudier l'impact des polluants sur les populations d'oiseaux dans les agroécosystèmes.
Elle aurait pu continuer. Mais quelque chose la tire ailleurs — vers les plantes, les mains dans la terre, le travail concret du vivant. En 2025, elle rejoint la Pépinière des Alvéoles dans la Drôme pour neuf mois : semer, repiquer, bouturer, choisir les variétés, conduire une serre.
Aujourd'hui, Alvi c'est la main verte de PÉPI PÉPI. Elle connaît chaque plant de la pépinière, ce qu'il lui faut exactement, ce qui lui manque, quelle chanson il faut lui chanter.
Si nos plants sont si beaux, c'est en grande partie grâce à elle.
Aurélie Hennebert — la vision du jardin
Aurélie a fait ses études en travail social. Avant de se retrouver sur la pépinière, elle a grandi ici à Anderlecht. Elle a accompagné des personnes sans abri, puis animé un jardin en permaculture à la Maison Verte et Bleue, à Bruxelles. C'est là que quelque chose bascule — le jardin n'est plus seulement un outil pédagogique, c'est une façon d'habiter l'espace, d'être avec les gens, d'être avec le vivant.
Elle se forme partout où le vivant se transmet : jardinage naturaliste, tisanerie, design de jardins, agroforesterie. En 2025, elle rejoint la Pépinière des Alvéoles dans la Drôme comme compagnonne du vivant — neuf mois à travailler la pépinière, et en parallèle la conception d'un jardin artistique en Drôme provençale.
Au sein de PÉPI PÉPI, Aurélie apporte la vision : comment un jardin vit, respire, se développe dans le temps. Comment réaliser un jardin comestible, beau et décoratif. Et quand un jardin se dessine avec PÉPI PÉPI, c'est elle qui tient le crayon.
Romain Herrerias — le paysan-communicant
Romain est communicant de formation, il a longtemps travaillé pour des projets d'éducation et d'alimentation, avant d'aller apprendre le maraîchage à la ferme Larock, près de Liège. Suivent : maraîchage et élevage ovin dans le nord de la Loire, gérance d'une ferme-auberge sur une ferme en polyculture-élevage, coordination d'un tiers-lieu paysan.
Mais la vraie bascule vient d'un Wwoofing en Toscane chez Aliosha Cheyko, arboriculteur confronté de plein fouet au dérèglement climatique. C'est là qu'il découvre l'agroforesterie syntropique : une méthode qui conçoit le jardin comme une forêt en devenir, où chaque plante joue un rôle dans la résilience du système. Il se forme ensuite auprès d'Anaëlle Therry, référence de la syntropie en France, ainsi qu'en Sicile sur l'une des plus grandes fermes d'Europe en syntropie.
À PÉPI PÉPI, Romain fait résonner le travail du trio au-delà de la rue du Chant d'Oiseau et change de casquette en fonction des besoins.
Comment on travaille
Tout ce qu'on vend a germé ici. On ne revend rien — on sème, on attend, on arrose, on repique, on attend encore. C'est lent, parfois stressant ! mais ça donne des plants qu'aime et qu'on connaît avant même qu'ils s'installent chez vous.
Des semences paysannes — jamais F1
Les semences paysannes, c'est pas une mode — c'est ce qu'on utilisait avant que l'industrie décide que toutes les tomates devaient être rondes et voyager trois semaines en camion. Nos variétés ont une histoire, un goût, et on peut les ressemer d'une année à l'autre. Cette saison : +150 variétés au catalogue. Les tomates Tigerella et la Prolifique de Falisolle, le Melon Belge du Pajottenland, la Courge Jaspée de Vendée… Des noms qui rappellent que nos végétaux ont une histoire et des saveurs uniques.
Zéro tourbe — sur toute la production
Tous nos plants poussent dans un terreau sans tourbe. Les tourbières mettent des millénaires à se former et stockent du carbone — nous ne souhaitions pas participer à la destruction des tourbières à l'autre bout du monde pour faire pousser nos tomates à Anderlecht. Nos mélanges s'appuient sur du compost et des substrats vivants. Ça marche aussi bien, et ça pollue beaucoup moins.
Penser en jardins, pas en rangées
La syntropie et la permaculture, c'est l'idée que le jardin peut fonctionner comme une forêt — des plantes qui s'entraident, des strates qui se complètent, un système qui devient plus robuste avec le temps. Concrètement : une tomate avec ses basilics, ses capucines et ses œillets d'Inde, c'est une guilde — et une guilde se débrouille un peu toute seule. C'est comme ça qu'on sélectionne nos plants et les jardins qu'on conçoit avec vous — des potagers, des petits fruitiers, des arbustes à baies, des essences endémiques pour ceux qui voient à vingt ans plutôt qu'à la prochaine saison.
Venez nous voir
La pépinière
Le retrait des plants se fait le mercredi de 16h à 18h et le samedi de 10h à 12h, rue Chant d'Oiseaux 171, 1070 Anderlecht.
Le passage à la serre, c'est aussi l'occasion de parler des plants, de votre jardin, de ce qui pousse bien chez vous — on prend le temps.
Le design de jardins
Vous avez un espace à transformer — balcon, jardin, cour — et vous voulez qu'il soit nourricier, pensé dans le temps. On conçoit des jardins comestibles à Bruxelles et en périphérie, en permaculture et syntropie.
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